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Construction de l'église Notre-Dame-des-Mines à Combes

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 L'église fut construite à partir de 1942 pour remplacer l'ancienne chapelle en bois des mineurs de la mine du Banel. C'est un édifice contemporain réalisé sur les plans d'André Salvan et André Boyer, architectes à Rodez. Elle fut, par la suite, embellie par les fresques de Gabriel Genieis et les vitraux des moines d'En Calcat. Série d'articles parus dans l'hebdomadaire "La Croix de l'Aveyron" entre le 9 mai 1941 et le 15 août 1943.

Inauguration du Monument Cabrol à Decazeville le dimanche 29 septembre 1895

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Article paru dans l'hebdomadaire "La Croix de l'Aveyron" le 6 octobre 1895 et relatant l'inauguration du monument Cabrol le 29 septembre 1895.  

Chapitre 2 - Les hauteurs eurent très tôt des occupants.

  Les Collines, qui enserrent Combes, culminant parfois au-dessus de 400 mètres, furent, en ce qui concerne quelques-unes, habitées dès le plus haut Moyen-âge et sans doute bien avant, compte tenu de certaines découvertes. Vers 1900, au cours de travaux, deux employés aux mines mirent au jour, au sommet du Bois Noir, outre la base circulaire d’un important édifice en brique, peut-être d’origine romaine, une hache en pierre polie, des débris de poteries, et quelques objets en bronze. En 1957, au cours d’un terrassement, M. François Girbal de Nauquieres eut la surprise de déterrer une hache de l’Age de la pierre polie, authentifiée quelques années plus tard. Ces découvertes seraient de nature à prouver que les Romains et les hommes du néolithique vécurent sur nos sommets. Les deux hameaux qui paraissent les plus anciens sont Cadrés et les Escabrins, se faisant face de part et d’autre du sillon du Banel. Cadrès porterait le nom du dieu gaulois de la guerre : Cadros, l’équ...

Chapitre premier - Qu'elle était belle notre vallée avec son château, ses champs, ses prés ! ...

  L’étroite vallée de Combes-d’Aubin s’étire sur quatre kilomètres environ, de la cote 292 à la cote 250, dans la direction Est-Ouest, du pied de la colline de Sauguieres au nœud routier de Cerons. En son fond, paresse le ruisseau du Banel, appelé « riou de la Banelle » aux premiers temps de la chrétienté. Combes et Banel sont deux mots d’origine gauloise se rapportant à des dépressions. Combe désigne une vallée et, par extension, un lieu-dit ou un domaine établi dans cette vallée. Banel évoque également un val, mais pourrait venir aussi du latin benna (grand panier en osier), la présence de cette variété de saule étant de nature à expliquer la dénomination du ruisseau. Combes, dont le nom fut mentionné pour la première fois en 1380, soit en pleine Guerre de Cent Ans dans les écrits de la châtellenie d’Albin (orthographe d’Aubin jusqu’en 1792), ne s’est peuplé qu’à la faveur de l’essor industriel, à partir du XIXème siècle. De fait, le cadastre réalisé en 1836, n’in...

De la nuit des temps à l'essor industriel - En guise de présentation.

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Évoquant sa Flandre natale, le poète Albert Samain débute un de ses poèmes par un quatrain peu réjouissant, ayant trait à la laideur de la partie industrialisée de sa patrie :  "Mon enfance captive a vécu dans des pierres, Dans la ville où sans fin, vomissant le charbon, L'usine en feu dévore un peuple moribond Et pour voir des jardins je fermais les paupières..." Dieu merci..., je n'ai pas eu besoin de fermer les yeux pour imaginer des jardins, mais j'ai grandi auprès des puits avalant les mineurs et entouré d'exploitations rabotant les hauteurs... C'est pourquoi, habitant le village qui me vît naitre, y ayant enseigné de 1957 à 1983, y exerçant des fonctions municipales depuis 1965, j'ai cru qu'il était de mon devoir d'en retracer l'histoire, toute l'histoire... L'idée m'en fut donnée, voici quelques années, alors qu'à la mairie d'Aubin on procédait aux essais d'un appareil à photocopier. Comme par magie, la vieill...