De la nuit des temps à l'essor industriel - En guise de présentation.

Évoquant sa Flandre natale, le poète Albert Samain débute un de ses poèmes par un quatrain peu réjouissant, ayant trait à la laideur de la partie industrialisée de sa patrie : 

"Mon enfance captive a vécu dans des pierres,

Dans la ville où sans fin, vomissant le charbon,

L'usine en feu dévore un peuple moribond

Et pour voir des jardins je fermais les paupières..."

Dieu merci..., je n'ai pas eu besoin de fermer les yeux pour imaginer des jardins, mais j'ai grandi auprès des puits avalant les mineurs et entouré d'exploitations rabotant les hauteurs...

C'est pourquoi, habitant le village qui me vît naitre, y ayant enseigné de 1957 à 1983, y exerçant des fonctions municipales depuis 1965, j'ai cru qu'il était de mon devoir d'en retracer l'histoire, toute l'histoire...

L'idée m'en fut donnée, voici quelques années, alors qu'à la mairie d'Aubin on procédait aux essais d'un appareil à photocopier. Comme par magie, la vieille page jaunie  et tachée d'un registre paroissial m'apparut rajeunie de deux siècles. Ainsi, je pus déchiffrer sans trop sans trop de peine l'acte de baptême qui suit :

"Le 28 août 1772 fut baptisée Marie, Jeanne Salesses, fille légitime de Jacques Salesses, laboureur du village de Combes et de Jeanne Marragou, mariés dudit village paroisse d'Albin, née la veille. Parrain : Jean Olivier du village de Fontainous ; marraine : Marie Albagnac du village de La Sedalie, lesquels n'ont su signer de ce requis"

Daugnac, vicaire

Je me mis, dès lors, à fouiller ardemment le passé de notre vallée du Banel. Je regroupai les fruits de mes recherches sous le titre évocateur : "Du champêtre au dantesque... ou l'étrange destin de Combes..." sans prétendre, pour autant, à l'universalité promise par l'écrivain russe Tchekhov à celui qui écrit l'histoire de son village... 

De temps à autre, quelques-unes de mes études furent publiées dans La Dépêche du Midi et surtout dans Midi Libre. D'autres furent l'occasion d'éditions spéciales vendues au profit des écoles Jean Giono et Marcel Pagnol. Ce n’étaient, là, que des "hors-d'oeuvre"... Voici donc, en cette année 1988, le "plat de résistance"... si je puis m'exprimer de la sorte, qui fera l'objet de 6 fascicules intitulés : "De la nuit des temps à l'essor industriel" (1 et 2), "Vie et turbulences communales" (3), "Le pays de la montagne qui fume et qui bouge" (4), "Paroisse en sol mineur" (5), "Le chemin des écoliers et des sportifs" (6), l'ensemble toujours au profit des élèves de Combes.

Raymond Bousquet.


 

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